« Le cœur en Flandre » est un roman miroir des « gens du Nord » éternels, courageux, tenaces et tellement attachants.
« Le cœur en Flandre » (Presses de la Cité) est paru le 1er février 1996, et a obtenu le prix « Madame Europe 1996 ».

Entendu à la radio
« …On pense à Alexandre Dumas… Annie S. Degroote utilise avec bonheur une formidable documentation historique, fait intervenir des personnages touchants, elle ne rate aucune des scènes… C’est Alexandre Dumas et ça s’appelle « Le Cœur en Flandre. »
Chronique de J.Duquesne, Europe 1

« Les routes du rêve. »
Claude Villers France culture

Ré-édité en mars 2009 sous le titre « Renelde, fille des Flandres », texte retravaillé de « la Kermesse du diable » et de sa suite, « le Cœur en Flandre ».

Août 1683. Marguerite, quatorze ans, est sauvée de la noyade par Adriaan, un jeune protestant hollandais, pauvre et boiteux, de dix-sept ans. L’adolescent a perdu le mémoire de sa petite enfance, et cherche désespérément à retrouver les souvenirs disparus. Les parents adoptifs de Marguerite, Renelde et Grégoire Van Noort, catholiques lillois, sont respectivement dentellière et libraire. Quand l’une de ses anciennes apprenties dentellières, Marie-Jeanne, qu’elle aimait tendrement, lui lance un appel de détresse, Renelde décide de voler à son secours. D’Amsterdam à Lille puis à Paris, c’est alors une recherche semée d’embûches pour Renelde et Marguerite. Elle ignore qu’Adriaan, amoureux de la jeune fille les suit et les protège. Au terme d’une véritable enquête policière, elles réussiront à délivrer Marie-Jeanne. Renelde, qui n’a cessé d’avoir « le cœur en Flandre », retrouvera Grégoire. Et tandis que la révocation de l’Edit de Nantes jette des milliers de Huguenots sur les routes, Marguerite découvre le terrifiant secret d’Adriaan qu’elle a élu en dépit de l’intolérance qui les entoure. Ils pourront enfin vivre leur amour, symbole d’espoir, en cette fin de siècle absolutiste.

Lieux : Amsterdam, Anvers, Paris, Lille, Chantilly, Senlis, Hazebrouck et Morbecque ( Flandre)

Principaux personnages du « Cœur en Flandre » :
Marguerite – Adriaan le Hollandais – Piétrolino le chanteur florentin – Louise – Renelde et Grégoire Van Noort – Marieke et Tis’je – Philippe Van Elst, le Jésuite. et les personnages historiques : Le Père de la Chaize, confesseur de Louis XIV – Pierre-Ignace Chavatte, ouvrier lillois.

Le début :
Le carillon chantait les anges, les tambours s’ébranlaient, le coeur de Marguerite battait violemment de colère. « Qu’il les emporte au Diable, ses cadavres ! … Je suis une idiote , une idiote ! » se répétait-elle, avançant en aveugle, ignorante encore du rendez-vous que le destin lui fixait en ce jour de juillet 1683, le long d’un canal d’Amsterdam. Marguerite était d’une humeur exécrable. S’il y avait une chose qu’elle détestait par dessus tout, c’était ce petit air moqueur que prenait Jan Braems lorsqu’il était arrivé à lui faire peur. « Ma petite Margot, je t’invite à une leçon de science ! » avait-il proclamé. « Pensait-il conquérir mon coeur de cette façon ? » se disait Marguerite. « Cette démonstration était absolument répugnante ! » Elle s’était laissé convaincre par Jan d’assister à un cours public d’anatomie (…). Le vent glanait des effluves de poisson, des senteurs d’épices, et aussi le roulement de tambours, car on enrôlait à la Compagnie des Indes. Elle quitta la place du marché, dédaigna l’échoppe du confiseur et ses petits pains sucrés, et se trompa de chemin. Attirée par le carillon de la vieille église protestante, elle obliqua dans une ruelle étroite. Le clocher octogonal de l’édifice religieux, surmonté d’une flèche élégante, s’élançait haut dans le ciel. La très sérieuse « Oudekerk », surveillait le quartier. Autour d’elle, se cotoyaient marins aux visages burinés, filles perdues, et pourtant, aucune des autres églises n’avait encore réussi à la supplanter auprès des fidèles. Une voiture-glisseuse, trop chargée, surgit au loin. Dans sa colère, et le mépris pour l’entourage qui en découlait, Marguerite ne l’entendit pas se rapprocher.

Musiques écoutées : musiques baroques, Haendel, Purcell, musique du film : Farinelli…

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