Une jeune femme tente de dénouer les lourds et oppressants secrets que recèle sa famille lilloise et découvre la passion de la liberté. Une nuit de février 1848, le destin de Flore, jolie « fleur des marais » de Saint-Omer, bascule et la précipie dans le tourbillon de Lille, la grande cité textile du Nord. Va-t-elle échapper à la malédiction des Manderel ? Un épais mystère plane sur cette honorable maison de maître. Deux milieux s’opposent : le marais au charme étrange, ses traditions ancestrales, ses superstitions et Lille « la mélomane », sa bourgeoisie, ses usines et son chemin de fer. Trois hommes vont aimer l’impétueuse Flore : Baptiste, le fabricant de géants, Amaury le dandy et Stanislas le romantique. Trois femmes passionnées vont oser défier les règles établies. Et si le XIXème siècle remet Adélaide dans le droit chemin, s’il plie Laurencine, il n’aura pas raison de Flore qui choisit l’amour et un métier, envers et contre tout.

Lieux : Saint Omer, le marais de Salperwick, Douai, Lille

Personnages principaux :
Flore, la fleur des marais – Baptiste le fabricant de géants – Amaury le dandy – Stanislas le pianiste romantique – la grand-mère Adélaïde – Katia la Russe – Adèle la petite sorcière – Dodo de Saint-Sauveur – L’oncle Floris

et un personnage historique :
Desrousseaux (auteur du « p’tit quinquin »)

Le début :
L’inquiétude grandissait sur le marais, tandis que les ténèbres recouvraient le village de Salperwick.
Et pourtant, le vent d’ouest, venant de la mer, avait balayé les nuages. Un froid hivernal s’était installé.
N’était-on pas le 24 février ? Demain, on fêterait Mathias. La Saint-Mathias, le jour le plus froid, et le dernier des jours froids, disait-on.
Le coeur de Flore battait à l’étouffer. La musique obsédante du carnaval résonnait encore dans les oreilles de la jeune fille.
Les mascarades et goinfreries s’étaient à peine éclipsées, les oripeaux et les géants remisés ; les maisons sentaient la crêpe, mais le temps de pénitence, celui du Carême, s’imposait déjà avec cruauté.
– « Je vais me réveiller, c’est un cauchemar ! » Elle tressaillit, porta la main à la poitrine. Au même instant, son frère, Baptiste, grelotta. Une nuit terrible s’abattait sur Salperwick, et Flore eut soudain l’impression que cette nuit de février 1848 allait changer le cours de sa destinée. Au dehors, les rameurs apparaissaient tels des spectres, pour disparaître aussitôt dans les profondeurs de l’obscurité, comme happés par les esprits du marais. Qu’était-il advenu d’Orpha ?

Musiques écoutées : Schuman : Carnaval : « Chopin » , (c’est la musique de Stanislas ), et Chopin

Share This